Les équipes canadiennes visent une place sur le podium

Les meilleurs patineurs de vitesse de la planète prendront part, ce week-end, aux championnats du monde par équipe à Chuncheon, en Corée. Lors de cette compétition, qui regroupera les huit meilleures nations au classement de la Coupe du monde, les équipes féminine et masculine du Canada auront sensiblement le même objectif, soit de monter sur le podium. La différence se situera sûrement dans la couleur des médailles recherchées.

Champions en 2003, les Canadiens ont été détrônés par les Coréens l’an dernier. Forte d’excellentes performances en Coupe du monde, qui l’ont placée en tête du classement de la Coupe du monde (trois points devant la Corée), l’équipe masculine du Canada ne visera rien de moins que le titre mondial par équipe. Pour ce faire, l’entraîneur Guy Thibault pourra miser sur six patineurs du Québec. Il s’agit de Steve Robillard, de Montréal, Mathieu Turcotte, de Sherbrooke, François-Louis Tremblay, de Boucherville, Charles Hamelin, de Ste-Julie, Eric Bédard, de Ste-Thècle, et Jonathan Guilmette, de Montréal.

« Nous avons une très bonne équipe chez les hommes, a indiqué Thibault. Ils veulent tous gagner leurs courses! Que ce soit Mathieu (Turcotte), Charles (Hamelin), François-Louis (Tremblay) ou Steve (Robillard), ils n’ont qu’un objectif en sautant sur la patinoire : c’est de remporter la victoire! Pas question de se satisfaire de la deuxième ou de la troisième place. »

Quatrièmes l’an dernier, les Canadiennes tenteront également de se frayer un chemin sur le podium. En toute logique, le troisième rang est à leur portée. À moins d’une surprise, les Chinoises et les Coréennes devraient accaparer les deux premiers rangs. La formation canadienne sera composée des six patineuses suivantes : Tania Vicent, de Laval, Amanda Overland, de Montréal, Anouk Leblanc-Boucher, de Prévost, Kalyna Roberge, de St-Étienne-de-Lauzon, Chantale Sévigny, de Sherbrooke, et Alanna Kraus, d’Abbottsford (C.-B.).

« Cette saison, les filles ont été parmi les trois premières nations à chacune des Coupes du monde. Donc, si elles patinent comme nous nous attendons qu’elles le fassent, elles ont d’excellentes chances de se retrouver sur le podium. Nous avons une bonne équipe, et les attentes sont élevées », a affirmé Guy Thibault.

La compétition se déroulera sur deux jours (samedi et dimanche) et, contrairement aux Coupes du monde, il n’y aura remise de médailles qu’à la toute fin de la compétition. La première journée servira à identifier les quatre pays, qui prendront part à la grande finale (deuxième journée), tant chez les hommes que chez les femmes.

Lors de la première journée, les huit nations son séparées en deux divisions. Par exemple, chez les hommes, le Canada, qui est premier au classement de la Coupe du monde, se mesurera, dans quatre épreuves, aux nations occupant le troisième, cinquième et septième rangs. Dans ce cas-ci, il s’agira de la Chine, l’Allemagne et l’Italie.

Il y aura tout d’abord quatre vagues de 500 m, où chaque pays alignera un patineur dans chacune des vagues. Le gagnant de chacune des courses donnera cinq points à son pays, tandis qu’une deuxième place rapportera trois points, une troisième, deux points, et une quatrième, un point. Tout patineur disqualifié ne recevra pas de point. Par la suite, on reprendra le même principe pour le 1000 m. Ensuite, on passera au 3000 m, chaque pays ne pourra déléguer que deux patineurs sur cette distance. La ronde de qualification se terminera par le relais, où la valeur des points sera doublée (dix, six, quatre et deux points). Au terme de ces quatre épreuves, les équipes qui auront terminé en tête de leur division passeront directement en finale, le lendemain. Les équipes ayant fini en deuxième et troisième places participeront à une ronde de repêchage le soir même, afin de déterminer quelles seront les deux autres nations qui prendront part à la grande finale.

Le dimanche, en finale, on reprendra la même formule (500 m, 1000 m, 3000 m et relais) pour les quatre équipes qualifiées. Tous les points récoltés la veille seront effacés, et tout sera à recommencer à zéro.

En ronde de qualification, les Canadiennes, troisièmes du classement de la Coupe du monde, seront jumelées aux Chinoises (premières), aux Américaines (cinquièmes) et aux Russes (septièmes). Il y a donc fort à parier que, contrairement à leurs compatriotes masculins, les représentantes canadiennes auront besoin de la ronde de repêchage pour atteindre la grande finale.