Premières Impressions - Journal d'athlète de Philippe Marois


Ce journal d'athlète a été soumis par Philippe Marois, membre de l'équipe nationale. Philippe participe au Championnat du monde toutes distances à Moscou en Russie le 5 et 6 février.



Que dire de Moscou! Très belle ville, très bel anneau, très beau peuple ; Que dire de tout ça quand une vraie « Grippe d'homme » vous frappe ? Je vous dirais à peu près la même chose!

De la déception remplit un peu mon esprit quand je regarde le résultat de mes courses d'aujourd'hui, mais que dire de ma première impression de mon premier Mondial toutes distances. C'était superbe !

Non je n'ai pas eu des résultats extra ordinaires, non je ne ferai pas le top 18 de mon objectif, mais je dois dire que l'ambiance est magnifique ! Le plus important a toujours été pour moi de m'amuser et même si cette grippe m'a frappée (et de plein fouet!), je ne peux être malheureux de mon passage ici. Comme mon père m'a toujours dit ; « Philippe, la journée que tu n'auras plus de plaisirs à pratiquer ton sport, ce sera temps d'accrocher tes patins ». Et bien P'pa, ce moment n'est pas prêt d'arriver avec une expérience comme celle là !



Mes courses maintenant. Bien sûr patiner seul a toujours été un peu désavantageux. N'avoir aucun autre reperds que tes temps chaque tours joue en effet contre nous dans un 5000m ou même un 1500m. Par contre, un 500m n'est pas vraiment une course où avoir quelqu'un avec soit est très important. Vous l'avez sûrement devinez, j'étais seul dans mon 500m. Enrico Fabris a n'as pas voulu prendre la chance que moi je prends, c'est-à-dire courir même étant malade. Je dirais que mon 500 était une course pas si pire. La foule a pris pitié du Canadien courant seul et je n'ai jamais eu un aussi bon sentiment que depuis les jeux !

C'était formidable !

La foule qui t'emporte le long du virage et qui surveille chacun de tes pas. J'ai adoré mon 500m parce que comparativement au 5000m, les jambes n'ont pas une aussi grande importance. Parlant de mon 5000m, quel course !

J'étais jumelé avec le médaillé d'argent de Salt Lake City Derek Parra. Je savais que la course serait rapide dès le début, alors j'ai voulu donner mon effort maximum. Je crois que les 4 premiers tours étaient correctes, par contre, donnant tout mon effort pour continuer à accélérer et rester dans les 32 secondes au tour a été en vain.

Je n'aurais jamais pensé qu'une grippe était aussi efficace pour couper l'énergie et les jambes. Pour une des premières fois de ma carrière, je suis malade et c'est à mon premier mondiale. Je ne m'apitoie pas sur mon sort par contre, et loin de là ! J'ai déjà une très belle opportunité d'être ici et rien ne m'aurait empêché de patiner ce week-end !

Donc je crois finalement que ma première impression de mon premier Mondiale toutes distances est, malgré tout, très positive! Je vis un deuxième moment très intense à patiner dans un tout nouvel amphithéâtre formidable, dans une ville d'une richesse incomparable. Ne soyez pas déçu ou regret pour moi, comme dit mon entraîneur Gregor, toutes les positions doivent être comblées, même la dernière!



Philippe Marois