Speed Skating Canada

| Équipe Nationale: Longue Piste, Événements internationaux

Weidemann, Maltais et Blondin utilisent une nouvelle stratégie pour rafler l’argent en poursuite par équipes à Salt Lake City

| Équipe Nationale: Longue Piste, Événements internationaux

Weidemann, Maltais et Blondin utilisent une nouvelle stratégie pour rafler l’argent en poursuite par équipes à Salt Lake City

| Équipe Nationale: Longue Piste, Événements internationaux

Weidemann, Maltais et Blondin utilisent une nouvelle stratégie pour rafler l’argent en poursuite par équipes à Salt Lake City

Maltais se voit attribuer l’argent au départ groupé après une méprise sur le nombre de tours complétés; Antoine Gélinas-Beaulieu de retour sur un podium international du départ groupé à titre de médaillé de bronze

SALT LAKE CITY, UTAH – Isabelle Weidemann (Ottawa, Ont.), Valérie Maltais (La Baie, Que.) et Ivanie Blondin (Ottawa, Ont.) ont mené le Canada vers la conquête d’une médaille d’argent en poursuite par équipes chez les femmes à l’occasion de la Coupe du monde ISU de patinage de vitesse disputée à Salt Lake City, ce qui représente un début de saison fort prometteur pour les championnes olympiques en titre, elles qui n’avaient pas réussi à accéder au podium lors de la saison 2024-25 de la Coupe du monde.

Jumelé avec la Chine au sein de la deuxième des quatre paires en lice, le trio canadien a mis en oeuvre une nouvelle stratégie – avec Weidemann patinant devant durant chacun des six tours de l’épreuve – qui lui a permis d’afficher un temps très rapide de 2:52,40, soit un peu moins que son record national de 2:52,067 qui avait été établi à la Coupe du monde de Calgary en 2021. Le Canada a terminé la course de dimanche derrière le Japon (2:52,13), mais devant l’équipe hôte des États-Unis (2:54,01).

« Nous avons beaucoup expérimenté avec notre stratégie cet été. Nous avons patiné ensemble beaucoup plus souvent, ce qui n’avait pas été le cas ces dernières années depuis les Jeux. Nous avons toutes un peu pris des directions différentes, avec des entraîneurs différents, mais nous en avons fait une priorité de travailler sur la poursuite par équipes cet été.

Nous nous sommes pas mal servies d’échanges par le passé, mais le monde est devenu tellement plus rapide qu’il fallait revenir à une stratégie sans échange et déterminer qui serait la meilleure pour être devant. Nous avons regardé les forces de chacune et nous avons élaboré une stratégie qui reflète tout ça. Aujourd’hui, c’était la première fois que nous l’avons utilisée dans une course, alors il reste à faire un peu plus confiance à nos choix. C’est rapide, et maintenant nous savons que ça donne immédiatement des résultats rapides. »

Isabelle Weidemann

C’est donc un début de saison fort positif pour ces trois patineuses aguerries, qui ont remporté des dizaines de médailles de la Coupe du monde et ont accédé au podium des Championnats du monde cinq années de suite depuis qu’elles ont commencé à évoluer ensemble dans cette épreuve en 2019. Elles chercheront à peaufiner leur nouvelle stratégie dans les prochains mois dans l’espoir de défendre leur titre olympique à Milano-Cortina 2026.

Le programme des courses de dimanche s’est quelque peu terminé dans la confusion, alors qu’une erreur au niveau du dénombrement des tours a retardé la diffusion des résultats du départ groupé féminin, dans le cadre d’une course où l’enjeu était important pour les deux Canadiennes en lice.
 
La Canadienne Valérie Maltais (La Baie, Qué.) et trois autres patineuses se sont détachées du peloton après le premier tour de sprint, se chargeant à tour de rôle de dicter le rythme pour accroître leur avance, si bien qu’à un certain moment, elles se sont retrouvées à seulement 100m du peloton principal. Maltais a été tout juste devancée par l’Américaine Mia Manganello (8:25,57) à la ligne d’arrivée et la patineuse de 35 ans a dû se contenter d’une médaille d’argent chèrement gagnée, tandis que la Néerlandaise Bente Kerkhoff a obtenu la médaille de bronze (8:25,85).
 
Malgré les célébrations des trois premières patineuses de la course, un problème de dénombrement des tours a semé la confusion au Utah Olympic Oval, obligeant les officiels à consulter la reprise vidéo pour déterminer si le groupe de tête avait complété les 16 tours requis. Les résultats ont été officialisés près de 20 minutes après la fin de la course, confirmant la place de Manganello, Maltais et Kerkhoff sur le podium. Pendant ce temps, la deuxième Canadienne en lice, Ivanie Blondin, a terminé en tête du groupe de chasse, complétant la course en cinquième place.

Le déroulement du départ groupé masculin a été beaucoup plus limpide, alors qu’Antoine Gélinas-Beaulieu (Sherbrooke, Qué.) a complété l’épreuve en troisième place pour mettre la main sur la médaille de bronze (7:40,31). Il a ainsi accédé à son premier podium international dans cette épreuve depuis les Championnats du monde de 2024. Le patineur canadien, qui a fait partie d’un groupe d’un six athlètes qui s’étaient détachées en début de course, a été devancé de justesse dans le sprint final par l’Allemand Felix Maly (7:40,17) et le vétéran néerlandais Jorrit Bergsma (7:39,20).

« Honnêtement, je ne prévoyais pas vraiment monter sur le podium aujourd’hui, surtout pas avec un scénario comme celui-là. Le mass start est une course où absolument tout peut arriver. Après avoir rejoint une échappée avec Jake et quelques autres patineurs, on a senti que le peloton doutait juste assez pour qu’on y croie. À partir de là, c’était un travail d’équipe comme j’en vois rarement. Tout le monde prennait leurs relais sans hésiter.
 
J’ai réussi à économiser le peu de ressources qui me restaient pour pousser au bon moment, et ça m’a permis d’aller chercher ce podium. Je suis vraiment fier d’avoir su faire confiance à mon instinct. Des échappées, il y en a dans chaque course, et c’est toujours difficile de savoir laquelle sera la bonne. Sortir de celle-ci avec une médaille, et l’avoir fait aux côtés de Jake jusqu’à la ligne, rend ça encore plus spécial. » 

Antoine Gélinas-Beaulieu

Son coéquipier Jake Weidemann (Ottawa, Ont.), qui avait pris part à la course de la division B plus tôt dans la journée, a fini au pied du podium en quatrième place (7:40,35), enregistrant ainsi un des meilleurs résultats de sa carrière.
 
La saison de la Coupe du monde ISU de patinage de vitesse se poursuivra la fin de semaine prochaine à Calgary, où les meilleurs patineurs et patineuses au monde se retrouveront à l’Anneau olympique sur « la glace la plus rapide au monde » du 21 au 23 novembre. Les courses seront webdiffusées en direct sur les plateformes numériques de CBC Sports et Radio-Canada Sports tout au long de la fin de semaine, tandis qu’il y aura une couverture télévisuelle en fin d’après-midi, samedi.
 
Des billets sont disponibles pour les partisans les plus passionnés ainsi que les spectateurs occasionnels, alors que des billets d’un jour en admission générale sont en vente à compter de 15 $ pour les enfants et de 20 $ pour les adultes, tandis que des billets premium sont en vente pour seulement 40 $. Les enfants de moins de deux ans peuvent entrer gratuitement s’ils s’asseoient sur les genoux d’un parent ou d’un membre de la famille.
 
Pour obtenir plus de détails sur la Coupe du monde ISU de patinage de vitesse à Calgary, visitez www.speedskating.ca/calgary2025.

Résultats

Poursuite par équipes

Femmes: 2e

Hommes: 8e (Division B)

Départ groupé féminin

Valérie Maltais: 2e

Ivanie Blondin: 5e

Départ groupé masculin

Antoine Gélinas-Beaulieu: 3e

Jake Weidemann: 4e

500m-2 féminin

Béatrice Lamarche: 9e

Carolina Hiller-Donnelly: 3e (Division B)

Brooklyn McDougall: 4e (Division B)

Jenna Larter: 8e (Division B)

500m-2 masculin

Laurent Dubreuil: 11e

Cédrick Brunet: 12e

Christopher Fiola: 3e (Division B)

Anders Johnson: 7e (Division B)